CERCLE DE LECTURE

Ce lundi 27 mai 2019, nous sommes venus à 10 échanger sur l’œuvre de TOLSTOÏ.

TOLSTOÏ, né en 1828, est l’un des plus grands écrivains russes. Il appartenait à l’une des plus anciennes familles de riches et nobles propriétaires fonciers.

Le drame de cet écrivain réside dans son incapacité à vivre ce qu’il pense, à faire coïncider ses convictions et sa philosophie avec la réalité quotidienne. Il est rempli de paradoxes. Les lectures de Voltaire et de Rousseau l’ont influencé ; Gandhi et Martin Luther King se réfèreront à ses idées de résistance non violente.

Ses 2 grands succès :

« Guerre et Paix » écrit entre 1865 et 1869. L'histoire de la Russie à l’époque de Napoléon 1er narre la paix de Tilsitt de 1807 puis la campagne de Russie de 1812. C’est très documenté sur les batailles napoléoniennes. Tolstoï fait ressortir son amour, sa bienveillance pour le petit peuple.

« Anna Karénine » écrit entre 1873 et 1877. Une fresque sur la vie dans la société russe du XIX ème siècle dont le thème principal est l’adultère.

Nous nous sommes attardés sur « Le Diable » : roman moraliste comportant beaucoup d’éléments biographiques dans le personnage principal. Un jeune propriétaire terrien déploie une énergie colossale pour assurer la survie du domaine familial et en même temps ressent une envie de légèreté, un désir libidinal refoulé, inassouvi. Ses tourments sont très bien décrits ainsi que sa conscience troublée: il combat contre lui-même.

« La mort d’Ivan Illitch » est un livre bouleversant. L'approche  de la mort révèle la vanité de la vie, la peur de l’autre côté, l’incompréhension de ce qui aurait dû être et qui n’a pas été. Toutes ces douleurs de l’âme se mêlent aux douleurs physiques.

Les lectures de Tolstoï font dériver nos réflexions sur le sens de la vie, sur le douloureux  sujet de la fin de vie, sur les religions et leurs influences. Aidant pour certains, déstructurant pour d’autres : des carcans auxquels il est difficile d’échapper. Certains d’entre nous, ayant lu Tolstoï dans leur jeunesse, considèrent dorénavant cette littérature comme décalée et ne nous parlant plus beaucoup.

 

Autour de notre table, plusieurs autres romans nous sont présentés et conseillés :

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » de Harper Lee

« Svetlana, la fille de Staline » par Catherine Kiejman

« Ma chérie » de Laurence Peyrin

« J’ai du rêver trop fort » de Michel Bussi »

« Les désenchantées » de Pierre Loti

 

Encore une fois, nous avons été heureux de pouvoir discuter, en toute simplicité et sans prétention, de livres dont les histoires nous font vibrer et grandir.

Prochain rendez-vous : lundi 01 juillet 2019, 14 h, et nous aurons tous lu :

« Nous l’Europe, banquet des peuples » de Laurent Gaudé

et « Réparer les vivants » de Maylis de Kérangal

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