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Aujourd’hui, sous la Présidence de Chantal Lecoq, les membres du Conseil d’administration sont heureux de vous offrir cet historique de notre Foyer Rural toujours au Top niveau.
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TRENTE ANS D’ACTIVITES ET DE MANIFESTATIONS
« LE FOYER RURAL »
Nous fêtons les anniversaires par décade :
Le 3 octobre 1987, pour les dix ans du Foyer Rural, Monsieur Vattier, Président d’honneur et fondateur, dressa oralement un historique. Le foyer était un des plus important du Département. La soirée se termina par un spectacle dans la nouvelle salle polyvalente Jehan Le Povremoyne, avec Y Dumont, imitateur, et les Branchés du spectacle.
Dix ans plus tard, le 6 décembre 1997, sous la présidence de Françoise Duconseille, on fêta les vingt ans dans la salle polyvalente avec un groupe de musiciens occupant alors le presbytère. Une belle soirée.
Aujourd’hui, sous la Présidence de Chantal Lecoq, les membres du Conseil d’administration sont heureux de vous offrir cet historique de notre Foyer Rural toujours au Top niveau.
L’auteur de cet historique : Philippe Gaury, est secrétaire du Foyer Rural depuis 1995, en remplacement de Catherine Barré ; «J’ai proposé au Conseil d’administration la rédaction d’un texte en privilégiant le témoignage à l’étude historique. En effet, le Foyer Rural, c’est avant tout une aventure humaine, celle d’un groupe de personnes dévouées au village».
Ami lecteur, vous avez sans doute contribué bénévolement à une activité… et vous ne trouvez pas votre nom dans le texte. Nous vous prions de nous pardonner…vous êtes si nombreux. En écrivant ces lignes, sachez pourtant que nous pensons d’abord à vous… « les essentiels » à la vie associative. Bonne lecture.
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Grand témoin : Jean LEBOURG, ancien boulanger bouvillais, conseiller municipal, secrétaire de l’ASB, photographe et cinéaste amateur, passionné par son village. En 2007, il fêta soixante ans de mariage avec Marie Thérèse PLANCHON.
Pouvez vous parler des activités extra scolaires et des loisirs pour les adultes après la Seconde Guerre Mondiale à Bouville?
Pendant la Guerre, les allemands occupèrent le château de la famille Chouillou (notre actuelle mairie) et de nombreuses chambres chez l’habitant. A cette époque, nous n’avions aucune activité pour les enfants à la sortie de l’école. Alors, dès 1941, MM Cantrel, Vigreux et Malandain, respectivement boucher, facteur et cafetier, animèrent une amicale sportive : les garçons pouvaient « faire du foot » sur un terrain situé à l’emplacement de la station service (anciennement Sotravia) à côté de l’actuelle épicerie-café sur l’ex nationale 15. Le premier match fut à Fréville.. Une occasion aussi pour rencontrer les filles du pays. Après 1946, plus de foot car plus de rations alimentaires…
Et après la Guerre?
Vers 1947, Bouville obtint une salle des fêtes en bois au titre de dommage de guerre. Son installation, on en parla… pensez donc… installer une salle des fêtes sur un ancien cimetière (actuel parking) à côté de l’église ne plaisait pas à tout le monde. Mais le temps passa, on accepta la salle, et même on la regretta après sa disparition…
L’amicale des anciens élèves, fondée en 1947, utilisa beaucoup cette salle, une amicale créée par M.Vattier, pour du ping-pong et des activités enfantines …., la cantine de l’école utilisa la salle pour environ une centaine d’élèves… et tous les mois une séance de cinéma parlant pour les petits et grands (un monsieur venait avec son projecteur mais plus tard, M.Vattier obtint un appareil), en soirée et en semaine. Une soirée à ne pas manquer : les enfants étaient sur des bancs aux premiers rangs, devant les parents sur des chaises en bois provenant de l’église. L’amicale avait créé aussi un groupe de théâtre et je me souviens de la pièce « ma maison » représentée avec Gilbert Gambé, une demoiselle Delahaye, Marcel Planchon, Jean Talleur, les frères Bay, pendant deux ou trois ans. L’amicale Jean Maillard de Pavilly, avec les frères Bourrel, y venait aussi représenter des pièces de théatre, à cette époque très à la mode. Il y avait aussi les bals populaires payants, samedi soir et dimanche après midi, avec des orchestres de trois ou quatre musiciens puis ensuite avec des sonos (avec quelques bagarres à la fin). Des soirées étaient organisées par les « jeunes » anciens combattants.
Et les fêtes ? Bien entendu, Bouville avait depuis très longtemps sa fête sainte Anne en juillet ; dans mon enfance, elle se tenait en face de l’ancienne mairie (dans l’herbage de la famille Bertaux). Les forains s’y installaient, avec buvette, loterie, vente de fantaisies, chaises tournantes ; et sur la place de la mairie (actuel parking) nous avions des activités originales : concours de fumeur à la pipe, courses de lenteur sur cent mètres, courses aux œufs sur cinquante mètres, courses cyclistes, le jeu de la bougie ; la fête était encore religieuse avec une messe le dimanche matin (messe en musique et majorettes à l’époque d’Henri Gambé).
La salle des fêtes « dite du foyer communal » fut finalement démolie pour un motif de sécurité dans les années 50.
Merci pour votre témoignage (Bouville le 21 avril 2007)
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COMMUNION EN 1948
Photos R.Lebourg
On aperçoit sur la place, la baraque en bois et une pancarte sur la façade :
« BOUVILLE, FOYER COMMUNAL »
ENTHOUSIASME ET GENESE
Grand témoin : Gilbert BETTENCOURT, né en novembre 1951 à Bouville, membre de l’équipe fondatrice du Foyer Rural, animateur, trésorier puis Président de l’association en 1983 après Monsieur VATTIER (de 1977 à 1983) et avant Agathe ELIOT. Maurice BETTENCOURT, son père, s’impliqua également dès la fondation comme animateur et trésorier.
Peux tu dire quelques mots de l’avant Foyer fondé en 1977 ?
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Monsieur Vattier, fondateur et Président du Foyer de 1977 à 1983, avait déjà mis en place auparavant quelques activités (cinéma et théâtre dans la salle du foyer). Je me souviens moi aussi de cette salle en bois, appartenant à l’Etat, sur l’actuel parking, finalement démolie car fonctionnant sans l’agrément du service de sécurité. Et ensuite pratiquement plus rien, pourtant la population augmentait (enfants et adultes), avec les trois nouveaux lotissements, et cette population manifesta des besoins de loisirs. Elle impulsa et contribua, elle-même, au dynamisme du foyer.
P.Gaury : la population de Bouville passa effectivement de 559 habitants en 1968 à 924 en 1982…(avec le lotissement Narcisse Guilbert inauguré en 1976, puis André Chouillou et Jean Vauquelin). Donc un élan démographique, en période d’expansion économique, stabilisé ensuite, selon la volonté des élus de conserver une commune rurale
Dans les années 70, les habitants aspiraient aux loisirs à la campagne. D’ailleurs l’ASB fut créée en 1976, le Club du Troisième Age en 1977, le Foyer Rural en 1977, l’Amicale des parents d’élèves en 1979… Les nouveaux habitants pouvaient, au travers des activités et des manifestations, communiquer avec les anciens habitants, et ainsi mieux s’intégrer. Les besoins étaient réels chez les enfants, mais aussi chez les jeunes adultes et les adultes. Le contexte général, stabilité économique et emploi stable de proximité, favorisait aussi les échanges amicaux et les loisirs.
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PETITION DES JEUNES BOUVILLAIS EN 1978
Cette pétition datée du 18 février 1978 envoyée au maire démontre l’engouement à l’époque. Voici un extrait du texte joint : « Vous avez créé des activités pour les enfants, la gymnastique pour les adultes, des réunions pour les personnes âgées mais rien pour les jeunes de 15 à 20 ans. C’est pourquoi nous vous adressons cette lettre pour remédier à cet oubli. Pourquoi ne pas nous accorder une salle de réunion …pour nous permettre d’écouter de la musique, de jouer à des jeux de société, de discuter…au lieu de traîner dans les rues ou d’aller dans les villages voisins…. ? »
Dans ce contexte favorable, Mme Monique Loraillère (première vice présidente), femme du président du COMET de Rouen, a été le catalyseur de l’énergie. Ils habitaient à Bouville, à la Grenouillère, une chaumière au hameau des Chiens. Elle était artiste peintre, et elle anima une section peinture dès 1977. Monique en parla donc au maire, monsieur Vattier, qui m’en parla. Au début du foyer rural il s’agissait d’un noyau, je pense à Mr et Mme Vattier, Monique Loraillère , Mr et Mme Cohen Scali, Mme Potdevin…mon père Maurice et moi, et quelques autres personnes pour aider.. dont M.Petit secrétaire adjoint et futur maire. Tout se passait dans quatre salles du château mairie : le bureau de madame le maire (labo photo de Gilbert), papa la philatélie (salle de la garderie), les travaux manuels (salle de la garderie). Au départ, c’était l’enthousiasme et pour le choix des activités, c’était selon les passions des animateurs bénévoles et disponibles pour partager avec les habitants intéressés.
La prermière assemblée générale, présidée par Mr Vattier, s’est tenue le 27 octobre 1978 dans la salle André Marie. Le compte rendu nous révèle les premières activités : la peinture pour les enfants avec Monique Loraillère, l’expression corporelle avec Mme Rosso (avant Mme Allemagne), le club philatélie avec Maurice Bettencourt, le club photo avec moi, les travaux manuels avec Mme Potdevin aidée par Mme Savalle et Mme Noella Falempin, rapidement membre du conseil avant 1980. Mme Vattier tenait la bibliothèque du foyer.
Le club photo obtiendra un prix au niveau départemental en 1979. En 1980, une « exposition diverse » du foyer concernait la peinture, le dessin, la philatélie, la broderie, le tissage, fils et points, la ferronnerie. Progressivement Mr Vattier impulsa de nouvelles activités, par exemple le tennis de table avant 1980 avec Mlle Dubois, la danse classique pour entants. Bien entendu, l’ouverture de la salle polyvalente, une bonne chose à l’époque, nous encouragea à continuer.
Comme membres du conseil avant 1980, nous trouvons aussi Messieurs Dolo, Gambé, Lebourg, Lenoir fils, Petit, et Mesdames Falempin, Huré, Laroque, Lepicard, Loraillière, Potdevin, Rosay, Rosso et Savalle.
Construite à l’emplacement des anciennes écuries du château-mairie. Nom de la salle : Jehan Le Povremoyne, maire de Robertot, Président de la Fédération des Foyers ruraux et écrivain. Les travaux s’étalèrent sur l’année 1982 pour une inauguration le dimanche 16 janvier 1983 après une réception provisoire signée le 4 novembre 1982. Architecte de la salle : Yves Lancesseur à Rouen…A l’occasion de l’ouverture, la commune offrit une soirée théâtrale « la demande en mariage » de Tchekov par le Théâtre des Deux Rives et une projection de diapositives. La disposition circulaire des spectateurs avait été retenue pour cette représentation, les acteurs restant de plain-pied avec eux. (1983 était aussi l’année du premier numéro d’un bulletin municipal avec un mot du maire Léopold Petit, deux par an ).
En 1984, la salle était à la disposition de l’école pour l’éducation physique, pour le Foyer Rural (danse classique pour enfants, gymnastique féminine, ping pong, philatélie…), pour le club du troisième âge, pour le comité des fêtes, pour l’ACPG CATM, pour la coopérative scolaire et pour l’ASB. Source Ph Gaury (d’après archives municipales)
Tu deviens président au moment de la construction de cette salle ?
Oui et j’ai souhaité qu’elle serve aux activités mais aussi à des « manifestions » (concours de dominos, tarot, coinché, concert rock, veillée cauchoise, exposition…) avec pour objectif une manifestation par mois. Cette grande salle nous y encourageait. Objectif sans doute ambitieux et l’année suivante, nous avons espacé. Une fierté encourageante, en 1983, notre foyer rural était classé le premier de Seine Maritime pour son dynamisme (reportage FR3 en 1983).
Quelques activités nouvelles :
1/ Lors de sa séance du 18 mai 1984, le conseil municipal décida d’inscrire au budget la construction d’un court de tennis dans le parc du château…(Le tennis connaissait alors un essor considérable avec une forte audience des tournois à la télévision avec Borg…) ;
2/ Club informatique, dès 1984, initiation à la programmation en Basic (informatique) pour les adultes, mais aussi les jeunes. A l’époque on programmait….
3/ J’ai aussi adhéré dès 1987 à la nouvelle chorale dirigée par Catherine Bonaldi domiciliée à Blacqueville (cousine de Jérome Bonaldi) puis par Clarisse en 1990. Je me suis aussi investi, avec Marie Hélène Joyen Conseil et son équipe, pour le « Petit Salon bouvillais » et plus tard comme animateur d’une section peinture.
Le foyer rural, ce fut pour moi l’occasion d’avoir des échanges, d’animer un groupe. On rayonnait en dehors de Bouville, avec le tennis, le club photo et la chorale à partir de 1987. Mon meilleur souvenir sera le club photo, avec une dizaine de jeunes passionnés, et la réussite aux concours, particulièrement en 1979, avec le premier prix des foyers ruraux. Hervé Petit me succéda ensuite pour animer le club photo.
CONSOLIDATION ADMINISTRATIVE
Le début pour toi au foyer ?
C’était dans le cadre du « plan informatique pour tous » pour l’animation d’un club informatique. Gilbert Bettencourt, Président du foyer, et informaticien comme moi à UNISIS , me proposa d’animer ce club en 1983 avec Yves Nöel Deprez et aussi un autre animateur. Nous intervenions à l’école (salle informatique à la mairie) le samedi matin. C’était une initiation à la programmation avec le langage Logo (une autre époque…). Il y avait aussi des cours pour les adultes, une fois par semaine, pour la bureautique (traitement de texte et tableur…), et comme ça pendant trois ou quatre ans. A cette époque, tous nos enfants étaient des adhérents du Foyer.
A l’assemblée générale du 15 octobre 1984, je suis finalement rentré au Conseil du Foyer avec Jean Pierre Jouhault (l’animateur des pongistes adultes pendant sans doute 20 ans, en compagnie de Maurice Cohen Scali, l’animateur des pongistes enfants jusqu’en 2001., et Guy Del Gobbo qui prenait en charge de la section tennis).
Gilbert céda la place à Agathe Eliot. Je pris alors le poste de secrétaire adjoint. La présidente était jeune. Pour moi, la présidence commença le 9 septembre 1986. Le maire Léopold Petit était vice-président. Un an après, en 1987, nous avons organisé les 10 ans du foyer dans une ambiance explosive avec les « branchés du spectacle » avec l’imitateur de Bourvil, Y.Dumont.
Et le contexte en 1986 quand tu es nommé président ?
Avec les enfants provenant surtout des trois nouvelles zones résidentielles, l’élan était donné. Dans les années 80, les parents s’impliquaient beaucoup dans les occupations. J’étais aidé dans le Conseil par Marie-Christine Hautot, Odile Bertaux (Bernard Bertaux nous aidait, feu de la St Jean etc…), Michel Baillif, Michel Potdevin, Monique Rosay, Alain Vermandel, Nadège Zélichow, et Catherine Barré comme secrétaire. Et j’en oublie beaucoup…il suffisait de tenir bon. Avec l’aide de la Fédération départementale, dont j’étais vice président en 1987 ou 1988, nous nous sommes attachés à la régularisation de la situation juridique par rapport au droit du travail. Avec les nouvelles activités, nous avions effectivement des animateurs extérieurs spécialisés et salariés (musique et danse). La Fédération se réunissait à Clères car le Président était aussi maire de Clères. Donc mise en place d’une gestion plus rigoureuse … En 1991 sont arrivées Dominique Mahé et Françoise Duconseille dans le conseil. A une assemblée générale, nous avons nommé Marcel Vattier président d’honneur pour lui rendre hommage.
L’objectif était aussi de s’adapter aux loisirs nouveaux, un peu à la mode : ainsi comme nouvelles activités de 1986 à 1992, on retiendra:
1/ le tir à l’arc en 1988 avec Jean Marie Savalle,
2/ les travaux manuels enfants et adultes avec M H Joyen-Conseil en 1988 ; la décoration florale
3/ le badminton en 1989 avec moi pour les enfants ;
4/ la chorale fondée en 1987 intègre de fait le Foyer rural
5/ la gymnastique adultes,
6/ la première fête de la musique à Bouville le 2 juin 1991
7/ les premiers cours de musique en 1991 sous la direction de Philippe Gervais
8/ la boum des jeunes dès 1989 avec des jeunes à l’organisation
9/ le premier salon de peinture « Petit Salon bouvillais »en 1991
Je me rappelle d’une galette des rois faite par notre boulanger
Mr Lebourg, elle faisait plus d’un mètre de diamètre.
A la réunion du conseil d’administration, le 29 septembre 1992, je donne ma démission, en même temps que Maurice Bettencourt comme trésorier. Ma carrière professionnelle évoluait et je pouvais compter sur Françoise Duconseille pour prendre la relève.
Comme bons souvenirs de 1986 à 1992 en dehors des nombreux contacts humains: je retiens les concerts de la chorale de Bouville dans l’église ou ailleurs ; la construction du pas de tir à l’arc dans le bois…
Merci de ton témoignage (Bouville le 18 février 2007)
Avec Clarisse COHEN SCALI
Clarisse est arrivée en 1970 à Bouville, venant de Blacqueville. Elle remplaça Mlle Brunel, institutrice à l’école des filles, et elle occupa un logement de fonction à l’étage dans le château de 1970 à 1977, à côté du logement de Mr Fougery, le successeur de Mr Vattier comme directeur de l’école et secrétaire de mairie. Maurice, son époux, était professeur au collège à Barentin.
Catherine Bonaldi est arrivée au foyer rural pour l’éveil musical des enfants dans le cadre scolaire et sous l’égide des foyers ruraux. Agée d’environ 20 ans, avant tout violoniste, elle était aussi chanteuse et souhaitait mettre en place une chorale. Elle était audacieuse et sympathique. …Chose faite en 1987 et c’était naturel que la chorale soit dans le Foyer rural. Il y a d’autres chorales dans le cadre des Foyers Ruraux et nous gardions des contacts surtout avec Roumare et le Val-de-la-Haye. Catherine dirigea la chorale trois ans. De la période suivante, je garde de bons souvenirs : les WE chorale au « Tapis vert », un manoir dans l’Orne, où nous pouvions la retrouver.
Pour être « chef de chœur » en septembre 1990, j’ai abandonné le pupitre d’alti, et participé à un stage à Vaison- la-Romaine. Cela fait 17 ans.
Je garde un bon souvenir de cette époque, Vincent Gaillon, ingénieur chez Ferrero, et Gaelle Décreau, se sont rencontrés dans notre chorale (plus particulièrement lors des week end au Tapis Vert) ; finalement ils se sont mariés en 1997. Comme vous le voyez, la chorale c’est aussi une grande famille. Comme grands moments forts, au début, il y a eu le 1er festival choral à Bouville en 1991, « le cantique de Jean Racine » à Tôtes en 1991, le premier concert assuré par la seule chorale au Houlme en 1996. L’année suivante, le 4 mai 1997, à l’occasion du dixième anniversaire, nous invitions l’ensemble vocal Oriana de Rouen.
Merci Clarisse (Bouville le 23 février 2007)
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RESTRUCTURATION
GRAND TEMOIN : Françoise DUCONSEILLE, secrétaire adjointe en 1991, puis Présidente de 1992 à 2003 ; puis ensuite Présidente de AICLA (association gérant un centre de loisirs) ; membre de la troupe « Théatre de l’Ecoutille » depuis le début en 2001.
Je me suis présentée avec Dominique Mahé à l’assemblée générale du 13 septembre 1991. J’étais depuis dix ans à la Croix Rouge, comme animatrice pour enfants en situation difficile. Un virage dans mes activités bénévoles.
En onze ans, d’abord comme secrétaire adjointe puis Présidente en 1992, je pense avoir traversé une période de mutation. La gestion s’est encore compliquée, avec des prises de risque, la professionnalisation de l’animation, l’obligation des contrats de travail, les assurances, et les contrôles Urssaf. Alors, considérant l’importance de la tâche, la réorganisation par sections a vraiment été une bonne chose. En effet, chaque section a gagné en indépendance, en responsabilité mais aussi en liberté. Le conseil d’administration devenant un comité de surveillance et d’impulsion, organisateur des grandes manifestations.
En termes d’activités nouvelles, le Foyer s’est toujours efforcé de répondre à la demande des habitants. La réorganisation en sections permettant à chacun de s’investir et de participer au développement des activités. L’école de musique par exemple a monté en puissance. Grâce à cette réorganisation, j’ai pu ainsi développer certaines activités qui me tenaient à cœur. Je pense au Centre de loisirs pour les enfants. En janvier 2000, Thomas Pantel, d’abord « emploi jeune », présenta le projet de Centre de Loisirs au Conseil du Foyer. Le projet fut retenu et le Foyer porta l’opération.
Voici donc quelques activités et manifestations nouvelles :
1/ dès 1997 un centre de loisirs pour enfants, interne au Foyer, organisa des activités et des sorties pendant les vacances. En 1997 j’étais tuteur de Thomas Pantel,
2/ danse de salon, activité roller…
3/ les Week End, les randos mensuelles, et les visites historiques
4/ quelques années avec une fête du sport portée principalement par Patricia Douillet
5/ l’atelier théâtre et le théâtre de l’Ecoutille avec la comédie de Philippe Gaury « Parlons-en »
6/ la section voyage
7/ la section téléthon principalement avec Chantal Lecoq
Le Foyer rural fut l’occasion pour moi de connaître beaucoup de monde dans le village, enfants, jeunes et adultes. Après onze ans, c’est normal de changer mais je continue des activités au sein du Foyer et me concentre sur l’association AICLA. Globalement je suis contente d’avoir mis en place ce Centre de loisirs pour les enfants et d’avoir pu réorganiser notre Foyer par sections, un gage de pérennité. Pour les activités, elles se sont adaptées aux besoins. Certaines n’existent plus et d’autres prennent le relais. C’est normal.
A titre personnel, je garde un souvenir formidable des Week end de deux jours à Vaucottes près d’Etretat (refuges des Amis de la nature). Les premières fêtes de la musique, et les petites peurs avec les boums des jeunes en fin d’année…
Que fais tu maintenant ?
Je me suis concentrée sur la direction du centre de loisirs AICLA, association intercommunale avec Croixmare et Mesnil Panneville, et sur l’aide humanitaire aux enfants au Mozambique. Cette association intercommunale provient donc du Foyer rural, c’est le centre de loisirs devenu indépendant. Je continue à faire du théâtre au sein du « Théâtre de l’Ecoutille », avec toujours autant de dynamisme.
Merci de ton témoignage (Bouville le 29 janvier 2007)
Projecteur sur le Théâtre de l’Ecoutille
Si notre foyer a son école de musique, sa chorale, il a aussi sa troupe de théâtre, indépendante de l’atelier théâtre. Elle prit naissance sous le nom de « théâtre de l’Ecoutille » pour jouer une pièce de Philippe Gaury intitulée « Parlons-en », mise en scène par Gil. On se souvient de la première à Bouville avec 158 entrées payantes le 30 mars 2002. Notre troupe se déplaça au Québec en avril 2004 pour jouer cette pièce applaudie par des milliers de spectateurs. Parmi les principaux acteurs fondateurs : Françoise Duconseille, Catherine Gaury, Alain Vermandel, Patrick Mercier…La troupe joue une nouvelle pièce intitulée « Porteurs d’Eau » à Bouville à l’occasion du trentenaire du Foyer.
Projecteur sur l’école de musique
Avec Maryse CLECH-MERCIER et Alain VERMANDEL
Avant d’être dans le cadre du foyer rural, l’Ecole de musique était intégrée à une association présidée par Philippe Gervais (domicilié au château mairie de Bouville). Cette association résultait en 1991 de la volonté du maire de Bouville, Monsieur Petit, de voir se développer la musique à la campagne (en utilisant notre salle polyvalente) pour un prix raisonnable. Elle résultait aussi de la fin des activités de Philippe Gervais à Barentin. L’association musique proposait du solfège pour enfants et adultes, le piano, la flûte, la clarinette.
Ainsi, à Bouville, débutèrent le mercredi 6 février 1991 les premiers cours de solfège avec Anne Mottet. Après des années fastes, arriva la lassitude, mais il fallait en 1997 se mobiliser pour maintenir une éducation musicale de qualité à Bouville. En 1998, l’activité était menacée par la dissolution de l’association présidée par Philippe Gervais. Maryse Clech, Alain Vermandel, et bien d’autres comme M.Damois,M.Henrot, Joelle Campo-Piscione se mobilisèrent pour trouver des solutions avec Florence Picard. Sans elle, il n’était pas possible d’envisager un projet. Et c’est finalement le rattachement au Foyer rural qui fut retenu. Le fait d’être rattaché au Foyer permettait des prix plus attractifs.. Florence Picard prit la direction musicale et pédagogique. Depuis presque dix ans, notre Ecole continue à vivre dans les mêmes conditions. On envisage même de l’étendre à l’échelle de la communauté de communes.. Il y a environ 70 élèves, dont une grande partie de la communauté de communes du Plateau Vert, et quelques uns de Barentin, et une dizaine de professeurs.
Nous pouvons être fiers de la réussite de notre Ecole. Les concerts de Noel sont des bons souvenirs comme les concerts des professeurs. La sortie à la « Cité de la musique » à la Villette Paris en 1999 est un autre bon souvenir.
On suit la volonté des élèves, et Florence a la charge de trouver un professeur. Des échanges avec la ENMD (Ecole Nationale de Musique et de Danse) se sont déroulés en 2000 à Bouville avec la visite de la ferme Eliot.
Tous les cours se déroulent à la charreterie et à l’école primaire. Comme instrument : piano, violon, saxophone, guitare, flûte traversière, djembé, batterie, trompette.
Thibault faisait de la musique solfège, il fallait trouver un professeur de musique…donc avec d’autres personnes il fallait s’investir
Maryse Clech, correspondante de l’Ecole au Conseil, est arrivée en 1982 /83, elle est membre depuis 1996 et s’occupait des activités pour les enfants.
Alain Vermandel s’est occupé du badminton et du tennis, il est entré au Conseil en 2001. Pour tous les deux, ce sont les enfants qui poussent à l’action. Il faut trouver des professeurs de musique (Thibault pour la batterie, Céline pour la flute traversière) et à Bouville c’est plus proche. Alain, à Bouville depuis 1975, s’est investi dans l’amicale des parents d’élèves dans les années 1975 à 1980, et dans de nombreuses activités dont le Théâtre.
Projecteur sur la fête du Sport à Bouville
Pendant quelques années, Patricia Douillet assura la coordination d’une Fête du sport au mois de septembre, en collaboration avec l’Association Sportive Bouvillaise, puis en 1999 « 1,2, 3 à vous de jouer ». Patricia est entrée au Foyer en 1996. La volonté à cette époque était d’intégrer des jeunes au sein du conseil d’administration : Agathe Deprez, Bertrand, Virginie et François Arson, Marie Verhalle. La fête du sport a permis des échanges intéressants avec le club du Troisième Age, l’association de foot.
Projecteur sur les travaux manuels,et le « Petit Salon bouvillais
Avec Marie Hélène JOYEN CONSEIL
Bien avant mon arrivée à Bouville en 1987, j’avais la passion de mon métier de puéricultrice et de l’enfance, mais aussi de la sculpture, de la peinture, et du mouvement associatif. Depuis 1981 aux Beaux Arts, j’ai eu la chance de travailler avec Douville et Savary (auteur des fresques de la gare de Rouen).
Rien de surprenant qu’à Bouville je m’implique d’abord au service des enfants. L’atelier peinture et travaux manuels a été créé car beaucoup de mamans réclamaient des occupations pour les enfants en dehors du temps scolaire. C’était entre 1987 et 1990. Germaine Arius demanda de faire quelque chose. Le Centre de loisirs de Françoise Duconseille n’existait pas encore. Il fallait donc trouver des activités. J’ai donc organisé, dans le cadre du Foyer rural dirigé par Frédéric Lux, les premiers camps d’été, comme directrice, pendant dix ans à partir de juin 1993, avec des sorties musées et piscines. Qui aidait ? Thomas Duconseille, Marie Verhalle, Mélanie Canac, Elodie Barré, Véronique Duhamel, Thomas Pantel... En 1992, une petite équipe de parents organisa aussi le premier carnaval du mardi gras (Françoise mais aussi Marie José Lety, Patrick Mercier, la famille Darnanville, Maryse Clech, Sylvie Pommier, Michèle, Nadège, Véronique, Odile, Line, Sylvie, Dominique, Christine…et d’autres, Patrick étant le roi sa majesté carnaval. Jusqu’à 110 gamins avec les crèpes sucrées pliées par les mamans. Que de bons souvenirs … Ma plus grande joie est de voir maintenant l’association AICLA pérenniser ce travail au niveau de l’intercommunalité.
Ma deuxième passion touche à la culture en milieu rural, selon le principe que la culture n’est pas réservée aux urbains. Ainsi naquit Le Petit Salon bouvillais en 1991, avec l’objectif d’amener l’art en milieu rural, et pas que la peinture…Jusqu’à la création de l’association Narcisse Guilbert, en 2004, le Foyer rural fut donc le support de cette manifestation annuelle. Les invités d’honneur du Petit salon ont toujours été des sculpteurs, comme Anne Gosselin, sculpteur de terre en 1991, Thorès en 1992. Forfait avec la sphère de verre , et la même année la voie mélodieuse de Florence Picard (dans la salle de billard). Autres bons souvenirs : la chorale de jazz de Luneray , la présentation du livre de Philippe Gaury en 1997 sur l’histoire de Bouville, les trois cartes postales de Bouville, le big band du Trait en 1999. La présence de l’école de musique chaque année contribue à mettre en osmose tous les arts. Pour les quinze ans en 2006, nous avons pu réunir tous les invités d’honneurs…et c’est vrai que la salle du Conseil avec son parquet qui craque contribue à donner une intimité, une chaleur à ce Petit Salon. Bien entendu, c’est un travail d’équipe autour d’un noyau dur à l’origine : Gilbert Bettencourt, Alain Duconseille et Catherine Lopez. Aujourd’hui l’association Narcisse Guilbert poursuit son œuvre et organise depuis 2006 un marché de Noel avec l’aide supplémentaire de Catherine Duperron et Véronique Duhamel. La passion nous conduit et nous poursuit…
ADAPTATION ET CONTINUITE
GRAND TEMOIN : Chantal LECOQ, au foyer depuis 1993, secrétaire adjointe, vice présidente et Présidente depuis 2004.
Il y a longtemps que tu organises des activités à Bouville?
Je me suis investie dans l’Amicale des parents d’élèves en 1978 et jusqu’en 1984. Je me souviens d’une équipe dynamique, je pense aux familles Bocquet, Boulanger, Deprez, Falempin, Launay, Mialon, Ouf, Savalle, Vermandel, Viandier, et Mmes Leblond, Lebourg et Lenoir. L’Amicale organisait des manifestations servant à financer des spectacles et sorties au profit des enfants de l’école. Les parents répondaient positivement et nous avons eu Yannick Dumont et le Père Alexandre, comme animateurs de repas dansants. Les repas annuels en avril réunissaient environ 150 personnes dans différentes salles polyvalentes de la région.
Et au Foyer ?
Au Foyer dès 1993, je me suis investie d’abord dans l’organisation des randonnées mensuelles puis annuelles ; à la demande de bouvillais j’ai créé la section yoga vers 2000 puis en 2003 la section téléthon intercommunal avec Martine Deprez et Philippe Gaury. On se souvient du baby foot géant en décembre 2003 installé sur le parking de l’église.
Ma présence au sein de la Fédération aide à nous situer et nous apporte l’opportunité de participer à différentes manifestations départementales. Cette année, je pense au Festival des chorales, le Théâtre en campagne, et notre participation au festival du livre de la jeunesse. L’activité rando est en hausse, avec une deuxième rando le quatrième mardi du mois, et en projet une sortie vélo un autre mardi du mois.
Le Foyer peut aussi être un bon tremplin pour des initiatives , permettant un essai avant de créer sa propre association (Narcisse Guilbert, Parrainage, Centre de loisirs etc…). Le Foyer rural doit aussi savoir s’adapter à un environnement très changeant, d’où l’intérêt des sections qui naissent et peuvent aussi s’arrêter pour diverses raisons.. C’est notre challenge pour l’avenir. Le Foyer est une belle association trentenaire.
Alors bon anniversaire à notre chaleureux Foyer.
Merci Chantal.
Le 10 septembre 2007
Philippe GAURY
Secrétaire du Foyer Rural